En première année de fac d’informatique, une part importante des étudiants finissent par jeter l’éponge : échec, réorientation ou abandon pur et simple, les raisons conduisant 60% des étudiants à arrêter en cours d’année peuvent être nombreuses. Cette réalité interroge autant les lycéens qui envisagent ce cursus que les familles et les acteurs de l’enseignement supérieur.
Revenons donc ensemble sur les principales raisons de ces abandons en L1 d’informatique, et quelles alternatives pourraient convenir à ceux à la recherche d’une formation plus encadrée et professionnalisante.
1. Une orientation parfois trop floue (et trop rapide)
Beaucoup d’étudiants arrivent en fac d’informatique avec une idée très approximative de ce qu’est réellement l’informatique. Ils confondent souvent :
- informatique et simple usage des outils numériques (bureautique, réseaux sociaux, jeux vidéo)
- développement informatique et « bricolage » de sites ou de plugins
- programmation et simple logique « d’utilisateur avancé »
En terminale, l’exposition aux contenus réellement informatiques reste très variable selon les lycées, les spécialités choisies et les enseignants. Résultat : une partie des néo‑bacheliers découvrent, parfois brutalement, que la licence d’informatique est une formation exigeante, avec beaucoup de logique, d’abstraction, de mathématiques et de rigueur.
Cette mauvaise représentation du cursus conduit certains à se rendre compte en cours d’année qu’ils ne se sont pas engagés dans la bonne voie, d’où des réorientations parfois précipitées et des abandons.
2. Un choc de niveau en mathématiques et en logique
La licence d’informatique repose sur un socle solide en maths et en logique formelle. Même si cela varie selon les universités, on retrouve généralement :
- algèbre et analyse
- logique, combinatoire, graphes
- probabilités, statistiques
- raisonnement formel et démonstrations
Pour beaucoup d’étudiants, le passage du lycée (même avec une spécialité maths) à l’université représente un véritable « mur ». Le rythme des cours s’accélère, le niveau d’exigence monte, les exercices demandés deviennent rapidement plus abstraits, et le volume de travail personnel augmente fortement.
Ce choc de niveau, surtout pour les profils qui n’avaient pas anticipé le poids de la composante mathématique, est l’une des causes majeures d’échec et de découragement en L1 d’informatique. Certains se rendent compte qu’ils n’apprécient pas cette part théorique, ou qu’ils n’ont pas (encore) les méthodes de travail pour suivre.

3. Une pédagogie très autonome, pas adaptée à tous
La fac fonctionne avec de grands amphithéâtres, des TD en groupes plus restreints, mais une philosophie générale : l’étudiant est responsable de son travail, de son organisation, de son assiduité.
Entre le lycée et l’université, le changement est radical :
- moins d’encadrement personnalisé
- peu ou pas de « remontées » rapides si l’on décroche
- un suivi parfois plus administratif que pédagogique
- la nécessité de gérer seul son planning, ses révisions, ses priorités
Pour des étudiants encore en construction, ce fonctionnement peut être très déstabilisant. Ceux qui n’ont pas encore développé de bonnes méthodes de travail (prise de notes efficace, révisions régulières, mise à niveau en autonomie) risquent de se laisser submerger.
Quand les premières notes tombent, le découragement peut s’installer rapidement : la sensation d’être « largué », de ne pas comprendre les cours magistraux, de ne pas savoir comment « remonter la pente ». C’est l’un des terreaux les plus fréquents des abandons en première année.
4. Un décalage entre attentes et réalité du contenu
Beaucoup d’étudiants s’inscrivent en fac d’informatique avec des attentes très « concrètes ». Parmi les objectifs les plus fréquents, on peut recenser :
- faire du développement de sites ou d’applications
- développer des jeux vidéo
- « coder » des projets web / mobiles rapidement
- travailler sur des technologies à la mode
Or, la première année de licence met surtout l’accent sur les bases théoriques de l’algorithmique, la compréhension en profondeur de la machine et des langages informatiques, et des exercices parfois très abstraits, loin d’un projet « visible » pour un client
Ce décalage entre les attentes (projets concrets, visibles, immédiatement valorisables) et la réalité (fondamentaux, maths, théorie, beaucoup de travaux sur papier ou sur de petits programmes) peut générer frustration et perte de motivation.
Certaines universités développent des projets plus appliqués dès la L1, mais cela reste variable. Ceux qui avaient une vision très « projet / produit » de l’informatique peuvent alors se tourner vers des filières plus professionnalisantes, d’où des réorientations vers des BTS, BUT ou écoles spécialisées.
5. Un manque de projet professionnel construit
La première année de fac est aussi un moment où beaucoup de jeunes se cherchent encore. Ils n’ont pas toujours :
- clarifié le métier qu’ils souhaitent exercer (développeur, administrateur systèmes, data, cybersécurité, etc.)
- identifié les conditions de travail, les compétences attendues, les spécialités du secteur
- pris le temps de rencontrer des professionnels ou de faire des immersions
Sans projet professionnel un minimum structuré, il est plus facile d’abandonner dès la première difficulté. Le raisonnement implicite devient : « Je ne suis pas sûr de ce que je veux faire, les cours ne me plaisent pas tant que ça, autant arrêter et réfléchir plus tard ».
À l’inverse, les étudiants qui ont un objectif clair (par exemple : devenir développeur web, administrateur systèmes, data engineer) supportent mieux les efforts et les exigences de la L1, parce qu’ils savent à quoi sert ce socle.
6. Des conditions de vie parfois difficiles
L’entrée à la fac coïncide souvent avec un déménagement, une nouvelle ville, un logement étudiant, parfois un job à côté pour financer ses études. Cela crée un contexte de vie parfois fragile :
- fatigue, temps de transport, problèmes de logement
- isolement, difficultés à se constituer un cercle social
- équilibre compliqué entre études, travail salarié et vie personnelle
Quand on ajoute à cela des études exigeantes sur le plan intellectuel, il n’est pas surprenant que certains finissent par décrocher, faute de soutien, de rythme soutenable ou de visibilité sur l’avenir.
La fac d’informatique n’échappe pas à ces réalités générales de l’université, et le cumul de facteurs (choc de niveau, autonomie, conditions de vie) peut mener à l’abandon.

7. Fac d’informatique : pour qui le modèle fonctionne‑t‑il bien ?
Malgré ces difficultés, la fac d’informatique demeure un excellent choix pour certains profils :
- des étudiants à l’aise en maths et en logique, qui apprécient l’abstraction
- des profils autonomes, capables d’organiser seuls leur travail
- des jeunes qui envisagent des poursuites d’études longues (écoles d’ingénieurs, masters de recherche, etc.)
- ceux qui cherchent un cursus très « académique » avec une forte composante scientifique
Pour ces étudiants, la L1 peut être exigeante mais porteuse, car elle leur permet d’acquérir une base solide avant de se spécialiser. Le taux d’abandon élevé ne doit pas masquer le fait qu’une partie importante des inscrits réussissent, valident et poursuivent vers des parcours brillants.
8. Pourquoi certains préfèrent une école informatique privée ?
À l’inverse, d’autres profils ont besoin :
- d’un encadrement plus rapproché
- d’une pédagogie par projets concrets
- d’une immersion plus rapide dans le monde professionnel (stages, alternance)
- d’un lien direct avec des intervenants venus des entreprises du numérique
C’est précisément sur ces besoins que nous avons construit les formations Coda. Nos Bachelors et Mastères en informatique placent la professionnalisation, l’accompagnement et la pédagogie active au centre du dispositif.
Plutôt que de se retrouver dans un grand amphi avec plusieurs centaines d’étudiants, nos apprenants évoluent dans des promotions à taille humaine, avec des projets en équipe, des hackathons, des cas concrets et un lien permanent avec le marché du travail.
9. Ce que nous proposons chez Coda pour éviter le décrochage
Sur notre page de formations en informatique, nous présentons un ensemble de parcours du bac +3 au bac +5, du Bachelor au Master of Science, structurés autour des besoins actuels des entreprises : développement web, systèmes et réseaux, data, IA, cybersécurité, Green IT, etc.
Concrètement, nous avons fait plusieurs choix forts pour limiter les risques de décrochage :
- Un recrutement sur entretien, hors Parcoursup : cela nous permet de prendre le temps d’échanger avec chaque candidat, de vérifier que le projet est cohérent, de tester la motivation et d’expliquer clairement le contenu et les exigences de la formation.
- Une pédagogie par projet : nos étudiants travaillent sur des cas concrets, en équipe, avec des livrables proches de ceux attendus en entreprise (applications web, APIs, scripts d’automatisation, infrastructures, etc.).
- Des intervenants issus du terrain : développeurs, administrateurs systèmes, experts data ou cybersécurité viennent partager leurs pratiques, ce qui aide à comprendre le « pourquoi » des notions techniques.
- Une place centrale pour l’alternance : à partir d’un certain niveau, nos formations sont pensées pour se dérouler en alternance, afin de cumuler expérience et montée en compétences.
- Un accompagnement rapproché : suivi de progression, ateliers de méthode de travail, coaching pour la recherche d’alternance, préparation aux entretiens, etc.
Tout cela vise à réduire les risques de décrochage liés au manque d’encadrement, au flou sur le projet professionnel ou à l’absence de lien concret avec le monde du travail.
10. Fac ou école d’informatique : comment décider ?
Si vous hésitez entre la fac d’informatique et une école spécialisée comme la nôtre, voici quelques questions utiles à vous poser :
- Avez‑vous envie d’un environnement universitaire plus autonome, ou avez‑vous besoin de davantage de cadre ?
- Êtes‑vous à l’aise avec une forte dose de mathématiques et de théorie, ou préférez‑vous apprendre par projets concrets ?
- Souhaitez‑vous vous immerger très tôt dans le monde de l’entreprise (stages, alternance), ou privilégiez‑vous d’abord une base académique ?
- Comment vous projetez‑vous dans 3 à 5 ans : plutôt en Master universitaire / école d’ingénieurs, ou déjà en poste dans une entreprise du numérique ?
La fac peut être un excellent tremplin pour certains profils, mais elle n’est pas adaptée à tout le monde. Le taux élevé d’abandon en L1 rappelle surtout une chose : le choix d’orientation mérite du temps, de l’information et de l’accompagnement.
Un parcours réussi commence par une bonne adéquation entre la formation, le profil de l’étudiant et son projet professionnel. C’est pourquoi nous proposons des entretiens de découverte, des temps d’échange avec nos équipes pédagogiques et nos étudiants, ainsi qu’une présentation détaillée de nos Bachelors et Masters en informatique.
Si vous souhaitez discuter de votre situation, comprendre plus précisément les différences entre la fac d’informatique et nos cursus, et voir comment nous pouvons vous aider à construire un projet solide, nous serons ravis de vous accueillir et de répondre à vos questions.

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